Lundi 23 avril 2007, 22h35

Israël prêt à faire des "concessions difficiles", selon Ehoud Olmert

JERUSALEM (AP) - Ehoud Olmert a marqué lundi par un nouvel appel à la paix la journée annuelle du souvenir organisée en mémoire des soldats tombés au combat, affirmant que son pays était prêt à faire "des compromis" et des "concessions très difficiles".

Mais il s'est aussi montré plus menaçant après un week-end de combats qui ont fait neuf morts du côté des Palestiniens. Le Premier ministre israélien a affirmé que son pays frapperait les activistes "jusqu'à ce qu'ils soient détruits".

Il essayait apparemment de trouver un équilibre entre une volonté de paix et une démonstration de force à l'occasion d'une journée du souvenir rendue particulièrement poignante par les morts de 119 soldats pendant la guerre de l'été dernier au Liban.

 

 

Vendredi 20 avril 2007, 13h25

Olmert invite Abdallah à suivre les pas de Sadate à Jérusalem

JERUSALEM (Reuters) - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a invité le roi Abdallah de Jordanie à se rendre à Jérusalem, apprend-on de source autorisée israélienne.

On précise de même source qu'aucune date n'a été fixée pour le moment à cette possible visite et que le souverain jordanien n'a pas répondu officiellement à cette invitation.

Mais le quotidien Maariv croit savoir que celle-ci a été formulée par Olmert lors d'une conversation téléphonique et que la visite est envisagée dans les prochaines semaines.

Le journal ajoute qu'Abdallah pourrait s'adresser à la Knesset, tel le président égyptien Anouar Sadate lors de sa visite historique en novembre 1977 à Jérusalem, qui avait mené aux accords de paix de Camp David, l'année suivante.

La Jordanie est, depuis 1994, un des rares pays arabes entretenant des relations diplomatiques avec l'Etat juif.

De source proche du palais royal jordanien, on précise que le souverain est "prêt à s'engager dans tout effort contribuant au succès de l'initiative de paix arabe et à la création d'un Etat palestinien".

Adopté initialement en 2002 au sommet arabe de Beyrouth, puis reformulé le mois dernier lors du sommet de Ryad, le plan de paix arabe propose à Israël une paix complète contre son retrait de tous les territoires occupés en 1967.

La Ligue arabe a mis sur pied un comité de suivi chargé de faire avancer cette initiative, lequel a chargé cette semaine la Jordanie et l'Egypte de convaincre Israël d'accepter de discuter sur l'offre arabe.

Abdallah a reçu jeudi à Amman la présidente de la Knesset, Dalia Itzik, qui assure l'intérim de la présidence israélienne. Il s'agit de la première rencontre à si haut niveau entre les deux pays depuis le sommet de Ryad.

Quelques jours plus tôt, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni avait rencontré à Amman son homologue jordanien.

 

 

Jeudi 19 avril 2007

Israël exhorte la Ligue arabe à plus de "souplesse"

JERUSALEM (Reuters) - La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, exhorte la Ligue arabe à "faire preuve de souplesse" en acceptant d'élargir le cadre des discussions sur un plan arabe dit "paix contre territoires" au lieu de poser des conditions.

Elle a ajouté que l'Etat juif était prêt à rencontrer un groupe de contact de la Ligue arabe représentant la Jordanie et l'Egypte mais qu'il voulait aussi voir participer, dès le début du processus, des Etats arabes n'entretenant pas de relations diplomatiques complètes avec lui.

"Israël, de son côté, est ouvert au dialogue", a déclaré Livni lors d'une réunion à huis clos avec le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates. Mais elle a ajouté que la Ligue arabe devait faire montre de "souplesse" afin de "consolider les mesures positives prises par Israël".

"Ces pays arabes, avec qui nous n'entretenons pas de relations, devraient participer dès le début à un tel processus, au lieu d'édicter des conditions", a estimé Livni, selon un communiqué publié par son cabinet.

Lors d'une réunion au Caire mercredi, la Ligue arabe n'a nommé que l'Egypte et la Jordanie comme membres potentiels d'un groupe de contact qui va communiquer avec Israël au sujet d'un plan de paix arabe proposant l'établissement de relations diplomatiques normales avec le monde arabe en échange de territoires et d'un Etat pour le peuple palestinien.